Archive for septembre, 2009

Les casinos Euro Partners célèbrent Oktoberfeast

Le groupe Euro Partners et ses casinos en ligne célèbrent cette année la « fête de la bière » organisée en Allemagne. Oktoberfeast est l’un des plus attendus événements automnaux et en 2008 il a été fêté en première par un casino en ligne. Vegas Red a organisé l’an dernier des promotions spéciales à cette occasion et cette année, les trois autres casinos du groupe Euro Partners l’ont rejoint.

Du 22 septembre au 5 octobre, Vegas Red, Europa Casino, Titan Casino et Casino Tropez organisent et hébergent le tournoi Elite Challenge. Le prix sera bien original: de la bière gratuite pour une année entière.

Le tournoi se déroule en direct sur les sites des casinos, de sorte que les classements sont mis à jour tous les 30 minutes. Les participants peuvent ainsi suivre leur position durant la compétition. Pour prendre part au tournoi Elite Challenge, il suffit d’utiliser votre compte à l’un des quatre casinos pour jouer à vos jeux favoris. Le gagnant sera celui qui a misé le plus. Il recevra 3,000€ de cash, l’équivalent d’une année gratuite de bière. De plus, chaque casino récompense onze autres joueurs, en leur offrant des prix en bonus gratuits, allant de 500€ à 25€.

« Nos casinos sont constamment à la recherche de promotions innovantes afin de satisfaire les joueurs », a déclaré Marc Kenigsberg, le vice président en charge du Marketing du groupe Euro Partners. « Suite au remarquable succès que nous avons eu l’année dernière avec la promotion Oktoberfest à Vegas Red, nous avons décidé d’organiser à nouveau cette promotion et de l’ajouter sur trois autres de nos casinos ».

La Chine devient plus permissive quant aux jeux de casino

L’industrie des casinos de la province  Macao avait beaucoup souffert de l’opposition aux jeux manifestée par le gouvernement chinois. Alarmé du fait que certains résidents chinois de la province Guangdong jouaient trop à Macau, le Beijing leur a imposé en 2008 de nouvelles règles, limitant leurs droits de voyage dans la province voisine à deux visites par an. Maintenant, la Chine a discrètement assoupli les restrictions, de sorte qu’au mois d’octobre 2009 les revenus de l’ancienne province portugaise pourraient atteindre de nouveaux records.

Les autorités ont commencé à assouplir la législation en juillet et ont sensiblement déraidi les règles début septembre. Le changement consiste à accorder aux résidents de Guangdong le droit de voyager à Macao une fois par mois.

La province héberge six grands établissements de jeux, parmi lesquels les géants à capital américain Las Vegas Sands et Wynn Resorts. Les quatre autres appartiennent à des investisseurs locaux: Galaxy et SJM Holdings, les coentreprises Melco Crown et un casino exploité conjointement par MGM Mirage.

« Nous voyons des clients fidèles qui reviennent plus régulièrement qu’auparavant », a déclaré un officiel de l’un des six casinos. « Cela se passe depuis deux mois et demi, mais on a probablement relâché encore plus depuis le 1er septembre. »

La province de Macao a été une véritable surprise et révélation sur la scène mondiale des jeux suite à la disparition du monopole d’Etat, initiée au début de cette décennie. L’ouverture du marché et l’octroi de licences a stimulé la concurrence et a enrichi l’offre.

Le produit brut sur les jeux de Macao a été en 2008 de 105.6 milliards de dollars de Hong Kong, soit 13.5 milliards de dollars américains.

Tranchant déclare la guerre aux casinos en ligne

Encouragé par la décision donnée par la Cour de Justice des Communautés Européennes dans l’affaire Bwin Liga, le groupe Tranchant prend position dans la question de la légalisation des jeux en ligne en France.

Les faits sont les suivants: Le 8 septembre 2009, la CJCE a statué sur le droit d’une juridiction européenne particulière d’interdire sur son territoire les opérateurs de jeux en ligne étrangers. La juridiction en cause est  celle du Portugal, où l’industrie en ligne est régie par un monopole d’Etat.

Santa Casa de Misericordia da Lisboa s’est sentie lésée dans ses droits de monopole par un accord entre la société de paris en ligne Bwin et la Ligue de Football du Portugal. Cet accord a donné à Bwin le droit de faire la publicité de ses marques auprès des spectateurs portugais. Or, cette activité est interdite par la loi nationale en vigueur.

De cette violation de la loi s’est ensuivie une série de faits qui ont mené les parties impliquées jusqu’à l’instance de Luxembourg. Ainsi, la CJCE a dû répondre à une question préjudicielle posée par un tribunal du Portugal, à l’égard de l’interdiction des services de jeux fournis aux citoyens portugais par les opérateurs étrangers. La question devait être analysée aussi par rapport au respect des principes de la libre circulation des services et des capitaux, inscrits dans le Traité des Communautés Européennes.

Surprise ou non, la Cour a entériné le droit d’un pays – le Portugal dans le cas d’espèce – de refuser l’accès d’un opérateur de jeux en ligne étranger à son marché intérieur, pour des raisons d’ordre public. De plus, l’instance a noté que dans le cas des paris à distance, le risque de fraude est encore plus élevé que pour les maisons de jeu terrestres.

La nouvelle a donné un coup de grâce à ceux qui se préparaient à gagner de nouveaux marchés. Par contre, l’arrêt de la CJCE a fait exulter les loteries nationales des pays européens et les autres sociétés d’Etat qui règnent en tant que détentrices du monopole sur les paris en ligne.

Qu’espère obtenir le groupe Tranchant de toute cette affaire?

En tant que l’un des plus puissants groupes de casinos terrestres de France, Tranchant s’oppose fortement au projet de loi français qui légalise les jeux sur internet.

L’arrêt de la CJCE dans l’affaire Bwin Liga ne pouvait pas tomber plus à point. L’objectif déclaré de Georges Tranchant, président du groupe éponyme, est d’obtenir une interdiction similaire pour 14 sites de jeux qui opérent illégalement en France.

Les sociétés qui exploitent ces sites sont citées devant la 11ème chambre correctionnelle du tribunal correctionnel de Paris, entre le 8 et le 10 février 2010.

L’ambition de Georges Tranchant a des chances de succès. Le jugement plaît également à Eric Woerth, dont la vision sur l’ouverture du marché français correspond aux considérations de la Cour.

« Cette décision conforte l’architecture du projet de loi français relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne », a déclaré le ministre du budget à l’ouïe de la nouvelle.

Le projet de loi sera examiné à l’Assemblée Nationale les 7 et 8 octobre 2009. Dans son texte, on spécifie que « seuls les opérateurs ayant obtenu une licence des autorités françaises seront habilités à proposer une offre de jeux sur le territoire français ». L’autorisation obtenue dans un autre Etat de l’Union Européenne ne les aidera pas trop.

En conséquence, tout est incertain en Europe dans l’industrie des jeux sur internet. Seul Charlie McCreevy, le commissaire européen au Marché intérieur, reste débout pour défendre la libre circulation des services et des capitaux en Europe et, implicitement, la libéralisation du marché des jeux.